domingo, 24 de septiembre de 2017

LIBÉRATION: El futuro de Europa se reproduce (de nuevo) en Cataluña.

Por Maxime Fourest, profesor-investigador de Sciences-Po (OFCE, Cevipof) y especialista en temas europeos -21 de septiembre de 2017 

El desafío a la democracia española a través del separatismo catalán con el referéndum que se celebrará el 1 de octubre se refiere a Europa en su conjunto.
Después de la crisis del euro, la guerra en Ucrania, el Brexit y las deriva de Hungría y Polonia, Europa se enfrenta a otra crisis que pone en peligro la existencia del proyecto de seguridad - físico, material , legal y, hasta cierto punto, social, que es el proyecto comunitario: el desafío a la democracia española a través del separatismo catalán. Frente al boulevard dado a la narrativa separatista en los principales medios europeos, la pusilanimidad de los llamados al "diálogo" o al ensordecedor silencio de las instituciones comunitarias y los gobiernos de los estados miembros, se requiere un esfuerzo pedagógico, días de un referéndum ilegal de importancia trascendente.
La narrativa separatista se basa en el nacionalismo obtuso y excluyente.
Cualquier narrativa nacional es un movimiento histórico y el de Cataluña tiene escasos hechos: el recuerdo lejano de condados históricos de gran alcance, sumado a la más reciente de la valiente resistencia del pueblo catalán al fascismo durante la guerra civil, en la que George Orwell rindió un poderoso homenaje. Y si la región se ha convertido en el laboratorio de la modernidad industrial, la vida política, social y cultural en España desde mediados del siglo XIX, hay que reconocer que se debe en parte a la aparición de una conciencia nacional, de esencia de élite como en la mayoría de los nacionalismos, pero socialmente progresista. La contribución de Cataluña a la transición democrática también ha sido esencial, y acaba de leer las páginas dedicadas por el español Jorge Semprún su emoción en la primera "Diada" (1) autorizados en 1977 para entrar en la recuperación por los catalanes del derecho a su cultura, fue una conquista para todos los demócratas españoles.
Sin embargo, la narración hábilmente desplegada por campo separatista está muy lejos del movimiento cultural democrático, europeo y abierto. En cambio, encontramos, que se repite como un mantra, todos los clichés del nacionalismo más obtuso, teñido de racismo, desprecio de clase, o incluso una forma de supremacía cultural: por un lado, el "nosotros" un educado, trabajador, progresista, honesto, republicano y europeo. Por otro lado, "ellos", turba Ibérica hacia atrás, perezosa y corrupta, que se adjunta a una monarquía de escándalos y perpetuamente por detrás del tiempo europeo. Ni que se oponen a ella la "catalanización", es decir, la europeización de la sociedad española en su conjunto desde la muerte de Franco, o el hecho de que algunos de los casos de corrupción más jugosos en los últimos años se refieren precisamente el nacionalismo catalán, cuya conversión al separatismo coincide con su asistencia de los tribunales españoles. En esta historia que se alinea hechos alternativos, "Espanya ens roba" y el activismo de los tribunales españoles (España nos roba) en la corrupción política, es sólo un reflejo, a veces la corrupción generalizada, a veces la persecución de los patriotas catalanes.
La inmovilidad de Mariano Rajoy no es la causa principal del estancamiento político.
Esta narración tiene ciertamente un aliado "objetivo" en la persona de Mariano Rajoy. En vigor desde 2011, el jefe de gobierno después de que el Partido Popular ha sobrevivido repetidos escándalos salpicaron su gestión, así como dos elecciones generales que conmocionaron al bipartidismo español, pero no lograron hacerle perder la silla en la Moncloa. Su pintoresca actitud de espera verá acentuada la gravedad de la crisis abierta con Barcelona, ​​privándola de cualquier escape político. Por otra parte, la tentación es fuerte para el recurso de inconstitucionalidad del PP, entonces en la oposición, contra el nuevo Estatut de Cataluña aprobada por referéndum en 2006, el último pecado que abrió el camino a una secesión unilateral. Pero además de que más del 90% del Estatut fueron validados por el Tribunal Constitucional (14 artículos censurados de 223), los retoques se centraron principalmente en el reconocimiento irreversible y primacía de una nación catalán con derechos lingüísticos que invadía en gran medida los poderes del Estado, creando un casus belli constitucional, incluso en un Estado Federal de facto. Si bien ese probablemente error político, el recurso contra el Estatut no es nada en el gobierno catalán actual y su precipitada carrera fuera de todo marco legal y de ningún mandato político. Todo a costa de una polarización social muy fuerte dentro de la sociedad catalana, en la cual dejará una generación de hilos sin atar.

L’avenir de l’Europe se joue (à nouveau) en Catalogne



Par Maxime Fourest, Enseignant-chercheur à Sciences-Po (OFCE, Cevipof) et spécialiste des questions européennes — 21 septembre 2017-
Le défi lancé à la démocratie espagnole par le séparatisme catalan avec le référendum qui doit se tenir le 1er octobre concerne l’Europe tout entière.

Après la crise de l’Euro, la guerre en Ukraine, le Brexit et les dérives de la Hongrie et de la Pologne, l’Europe est confrontée à une autre crise qui met en péril l’existence du projet de sécurité – physique, matérielle, juridique et dans une certaine mesure, sociale, qu’est le projet communautaire : le défi lancé à la démocratie espagnole par le séparatisme catalan. Face au boulevard concédé à l’exposé du récit séparatiste dans les grands médias européens, à la pusillanimité des appels au «dialogue» ou au silence assourdissant des institutions communautaires et des gouvernements des Etats membres, un effort de pédagogie s’impose, à dix jours d’un référendum illégal à l’importance transcendante.

Le récit séparatiste se fonde sur un nationalisme obtus et excluant
Tout récit national est une geste historique et celle de la Catalogne ne manque pas de hauts faits : au souvenir lointain de comtats puissants, s’ajoute celui plus récent de la résistance courageuse du peuple catalan au fascisme durant la guerre civile, à laquelle George Orwell rendit un puissant hommage. Et si la région s’est affirmée comme le laboratoire de la modernité industrielle, politique, sociale et culturelle en Espagne depuis la seconde moitié du XIXe siècle, force est de reconnaître qu’elle le doit pour partie à la montée en puissance d’une conscience nationale propre, d’essence élitaire comme dans la plupart des nationalismes, mais socialement progressiste. La contribution de la Catalogne à la transition démocratique aura également été essentielle, et il suffit de relire les pages consacrées par le Madrilène Jorge Semprún à son émotion lors de la première «Diada» (1) autorisée, en 1977, pour saisir que la récupération par les Catalans du droit à leur culture, fut une conquête pour tous les démocrates espagnols (2).

Et pourtant, le storytelling habilement déployé par le camp séparatiste est à mille lieues de ce mouvement culturel démocratique, européen et ouvert. En lieu et place, on retrouve, répétés comme un mantra, tous les clichés du nationalisme le plus obtus, teintés de racisme, de mépris de classe, voire d’une forme de suprématisme culturel : d’un côté, le «nous», un peuple éduqué, travailleur, progressiste, honnête, républicain et européen. De l’autre, «eux», canaille ibérique rétrograde, paresseuse et corrompue, attachée à une monarchie démonétisée à force de scandales et perpétuellement en retard sur l’heure européenne. Inutile d’y opposer la «catalanisation», c’est-à-dire l’européanisation, de la société espagnole dans son ensemble depuis la mort de Franco, ou le fait que certaines des affaires de corruption les plus juteuses de ces dernières années, concernent précisément le nationalisme catalan bon teint, dont la conversion au séparatisme coïncide avec sa fréquentation des tribunaux espagnols… Dans ce récit qui aligne les faits alternatifs, «Espanya ens roba» (l’Espagne nous vole) et l’activisme des juridictions espagnoles en matière de corruption politique, n’est que le reflet, tantôt d’une corruption généralisée, tantôt d’une persécution des patriotes catalans.

L’immobilisme de Mariano Rajoy n’est pas la cause première de l’impasse politique
Ce storytelling dispose assurément d’un allié «objectif» en la personne de Mariano Rajoy. En place depuis 2011, le chef du gouvernement issu du Parti populaire aura survécu aux scandales à répétition ayant éclaboussé sa gestion, ainsi qu’à deux élections législatives qui auront ébranlé le bipartisme espagnol sans parvenir à lui faire perdre son fauteuil à la Moncloa. Son attentisme pittoresque aura contribué à accentuer la gravité de la crise ouverte avec Barcelone, en la privant de toute échappatoire politique. De plus, la tentation est forte de faire du recours constitutionnel du Parti populaire, alors dans l’opposition, contre le nouvel Estatut de la Catalogne approuvé par référendum en 2006, le péché ultime ayant ouvert la voie d’une sécession unilatérale. Or, outre que plus de 90% de l’Estatut furent validés par le juge constitutionnel (14 articles censurés sur 223), les éléments retoqués, principalement axés sur la reconnaissance irréversible d’une nation catalane dotée d’un primat linguistique et de droits empiétant largement sur les compétences régaliennes, constituaient bien un casus belli constitutionnel, fut-ce dans un état de facto fédéral. S’il fut sans doute une erreur politique funeste, le recours exercé contre l’Estatut ne dédouane en rien l’actuel gouvernement catalan de sa fuite en avant hors de tout cadre légal et de tout mandat politique univoque. Le tout, au prix d’une polarisation sociale très vive au sein même de la société catalane, dont toute une génération de fils et filles d’émigrés de l’intérieur a fait reposer son ascension sociale sur la promesse d’une identité gigogne – catalane, espagnole et européenne.

Le défi séparatiste est une affaire européenne
De l’issue de cette crise dépend mécaniquement l’avenir de l’Europe tout entière. Qu’il soit permis à une région d’exercer unilatéralement, dans un contexte d’état de droit, le droit à l’autodétermination dévolu aux peuples placés sous le joug colonial ou impérialiste, et c’en sera fini de l’intangibilité des frontières établies au prix du sang. Qu’un seul ordre constitutionnel – Hongrois, Polonais ou aujourd’hui, Espagnol, soit renversé par la subversion des normes démocratiques au profit d’un parti ou d’une coalition à prétention hégémonique et messianique, et c’est de l’Europe comme espace fondé sur la séparation des pouvoirs et la hiérarchie des normes, qu’il faudra écrire la nécrologie. Qu’un nationalisme obtus, excluant et articulant un récit historique alternatif triomphe à nouveau, et c’est encore le statut des faits (politiques, historiques, juridiques ou sociaux) qui s’en trouvera diminué, au profit des vertus thaumaturgiques et démiurgiques du storytelling à l’usage des masses. Face à ces risques dont nos gouvernements peinent à prendre la mesure, on comprend le dilemme auquel est confronté un gouvernement issu du Parti populaire : entre l’impuissance, faute d’une légitimité absolue à exercer toute la rigueur de la loi pour préserver les droits de tous les Espagnols, Catalans compris, et le pain béni offert au camp séparatiste par l’image d’urnes et de bulletins de vote saisis par la guardia civil… A ce titre, le défaitisme qui point au sein d’une société clivée et attachée de par son histoire à la paix civile, face au caractère irréversible du défi séparatiste, est un sombre présage pour l’Europe.

1. Fête nationale de la Catalogne, le 11 septembre.

2. Jorge Semprún, Autobiografia de Federico Sánchez, Planeta, 1977.

The future of Europe is played (again) in Catalonia.
By Maxime Fourest, Teacher-researcher at Sciences-Po (OFCE, Cevipof) and specialist in European issues - September 21, 2017 at 19:20
The challenge to Spanish democracy through Catalan separatism with the referendum to be held on 1 October concerns the whole of Europe.

After the crisis of the Euro, the war in Ukraine, the Brexit and the drifts of Hungary and Poland, Europe is facing another crisis that jeopardizes the existence of the security project - physical, material , legal and to some extent social, which is the Community project: the challenge to Spanish democracy through Catalan separatism. Facing the boulevard given to the account of the separatist narrative in the major European media, the pusillanimity of the calls for "dialogue" or the deafening silence of the Community institutions and the governments of the member states, a pedagogical effort is required, days of an illegal referendum of transcendent importance.

The separatist narrative is based on obtuse nationalism and excludes.
Any national narrative is a historical gesture and that of Catalonia is not lacking in high facts: to the distant memory of powerful counts, is added the more recent one of the courageous resistance of the Catalan people to fascism during the civil war, to which George Orwell rendered a powerful homage. And while the region has asserted itself as the laboratory of industrial, political, social and cultural modernity in Spain since the second half of the nineteenth century, it must be acknowledged that it owes partly to the rise of a national consciousness, of elite essence as in most nationalisms, but socially progressive. Catalonia's contribution to the democratic transition will also have been essential, and it is enough to re-read the pages dedicated by the Madrilena Jorge Semprún to his emotion at the first "Diada" (1) authorized in 1977 to grasp that the recovery by the Catalans of the right to their culture, was a conquest for all the Spanish democrats.

And yet the storytelling skillfully deployed by the separatist camp is a thousand leagues away from this democratic, European and open cultural movement. Instead, we find, repeated as a mantra, all the clichés of the most obtuse nationalism, tinged with racism, class contempt, or even a form of cultural suprematism: on the one hand, the "we" an educated, hard-working, progressive, honest, republican and European. On the other, "them", a retrograde, lazy and corrupt Iberian rabble, attached to a monarchy demonetized by scandals and perpetually lagging behind European time. There is no need to oppose the "Catalanization" of European society as a whole since Franco's death, or the fact that some of the most juicy corruption cases of recent years , are precisely concerned with Catalan nationalism, which is a dyed complexion, whose conversion to separatism coincides with its frequentation of the Spanish courts. In this narrative, which aligns the alternative facts, "Espanya ens roba" (Spain robs us) and the activism of Spanish jurisdictions in the matter of political corruption, is only the reflection, sometimes of a generalized corruption, sometimes of a persecution of the Catalan patriots.

Mariano Rajoy's immobility is not the primary cause of the political deadlock.
This storytelling certainly has an "objective" ally in the person of Mariano Rajoy. In office since 2011, the leader of the People's Party government will have survived the repeated scandals that have splashed its management, as well as two legislative elections that will have shaken the Spanish bipartisan without succeeding in making him lose his armchair to the Moncloa. His picturesque wait-and-see attitude will have accentuated the gravity of the open crisis with Barcelona, ​​depriving it of any political escape. Moreover, there is a strong temptation to make the constitutional appeal of the popular party, then in opposition, against the new Estatut de Catalunya approved by referendum in 2006, the ultimate sin opening the way for unilateral secession. In addition to the fact that more than 90% of Estatut was validated by the Constitutional Court (14 articles censured out of 223), the elements revoked, mainly focused on the irreversible recognition of a Catalan nation endowed with a linguistic primacy and rights largely encroaching on the powers of the regime, constituted a constitutional casus belli, even in a de facto federal state. If it was doubtless a fatal political error, the recourse against the Estatut does not in any way absolve the present Catalan government of its flight from any legal framework and any univocal political mandate. The whole, at the cost of a very strong social polarization within the Catalan society, of which a whole generation of threads and threads.

miércoles, 20 de septiembre de 2017

Falta de fundamentación en el Derecho Internacional.

Declaración sobre la falta de fundamentación en el Derecho Internacional del referéndum de independencia que se pretende celebrar en Cataluña

Ante los errores en la invocación del Derecho Internacional para dotar de fundamento jurídico a la ley del referéndum de autodeterminación, los miembros de la Asociación Española de Profesores de Derecho Internacional y Relaciones Internacionales (AEPDIRI) abajo firmantes consideran que es su obligación cívica formular la siguiente declaración:

1. Según la doctrina de las Naciones Unidas y la jurisprudencia internacional, las normas del Derecho Internacional General relativas al derecho de autodeterminación de los pueblos sólo contemplan un derecho a la independencia en el caso de los pueblos de los territorios coloniales o sometidos a subyugación, dominación o explotación extranjeras.


​2. A la luz de la práctica internacional, no puede excluirse un derecho de separación del Estado a comunidades territoriales cuya identidad étnica, religiosa, lingüística o cultural es perseguida reiteradamente por las instituciones centrales y sus agentes periféricos, o cuyos miembros son objeto de discriminación grave y sistemática en el ejercicio de sus derechos civiles y políticos, de forma que se produzcan violaciones generalizadas de los derechos humanos fundamentales de los individuos y de los pueblos.

​3. Nada en los Pactos Internacionales de 1966, en ningún otro tratado sobre derechos humanos, ni en la jurisprudencia internacional apunta a la consagración de un derecho de las comunidades territoriales infraestatales a pronunciarse sobre la independencia y separación del Estado.

4. Las normas generales del Derecho Internacional no prohíben que los Estados soberanos, atendiendo al principio de autoorganización, dispongan en sus propios ordenamientos jurídicos supuestos y procedimientos de separación de sus comunidades territoriales. La inmensa mayoría, lejos de hacerlo, proclaman la unidad e integridad territorial como principios básicos de su orden constitucional.

5. La Unión Europea respeta y protege la identidad nacional y la estructura constitucional y de autogobierno de sus Estados. Además, el Derecho de la Unión exige de éstos que respeten y hagan respetar el Estado de Derecho, de modo que todos los poderes públicos se sometan a la Constitución, a las leyes y a su aplicación por los tribunales.

6. Como Cataluña no es una entidad que disfrute de un derecho de separación del Estado reconocido por el Derecho internacional, el derecho de libre determinación no puede constituir el fundamento jurídico para consultar a los ciudadanos sobre su independencia, como pretende el referéndum previsto en la Ley 19/2017 del Parlament, actualmente suspendida por el Tribunal Constitucional.

19 de septiembre de 2017


Firmas:

– Prof. Dr. Carlos Esplugues Mota, Presidente de la AEPDIRI, Catedràtic de Dret Internacional Privat, Universitat de València.

– Prof.ª Dra. Paz Andrés Saenz de Santa María, Catedrática de Derecho Internacional Público, Universidad de Oviedo.

– Prof. Dr. Gregorio Garzón Clariana, Catedràtic de Dret Internacional Públic, Universitat Autònoma de Barcelona.

– Prof.ª Dra. Araceli Mangas Martín, Catedrática de Derecho Internacional Público, Universidad Complutense de Madrid.

– Prof. Dr. Xavier Pons Rafols, Catedràtic de Dret Internacional Públic, Universitat de Barcelona.

– Prof. Dr. Antonio Remiro Brotóns, Catedrático de Derecho Internacional Público, Universidad Autónoma de Madrid.

– Prof. Dr. Alejandro del Valle Gálvez, Catedrático de Derecho Internacional Público, Universidad de Cádiz.

– Prof. Dr. Rafael Arenas García, Catedràtic de Dret Internacional Privat, Universitat Autònoma de Barcelona.

– Prof.ª Dra. Caterina García Segura, Catedràtica de Re​lacions Internacionals, Universitat Pompeu Fabra.

– Prof. Dr. Rafael Casado Raigón, Catedrático de Derecho Internacional Público, Universidad de Córdoba.

– Prof.ª Dra. Carmen Martínez Capdevila, Profesora Titular de Derecho Internacional Público, Universidad Autónoma de Madrid.

– Prof.ª Dra. Montserrat Abad Castelos, Profesora Titular de Derecho Internacional Público, Universidad Carlos III de Madrid.

– Prof.ª Dra. Pilar Jiménez Blanco, Profesora Titular de Derecho Internacional Privado, Universidad de Oviedo.


– Prof. Dr. Enrique J. Martínez Pérez, Profesor de Derecho Internacional Público, Universidad de Valladolid.

domingo, 17 de septiembre de 2017

Texto íntegro: ‘1- O Estafa Antidemocrática’

El texto íntegro rubricado por casi un millar de firmantes, la mayoría intelectuales y artistas que se definen de izquierdas.


Primero. La convocatoria no es transparente. Hecha mediante una “ley de referéndum” elaborada en secreto y a espaldas del Parlament. Aprobada a última hora, y sin tiempo para un debate sosegado que permita expresarse a todas las opciones en condiciones de igualdad.
Segundo. No establece un mínimo de participación. Pero se pretende que el resultado sea válido con solo un voto de diferencia, pudiendo hacer una declaración unilateral de independencia en 48 horas, sin el apoyo de una mayoría de la población catalana. A pocas semanas del 1-O no hay un censo oficial, lo que puede dar lugar a todo tipo de arbitrariedades.
Tercero. Se ha relegado y marginado a las fuerzas políticas de la oposición. Sustrayendo los más básicos derechos democráticos a los miembros del Parlament, cambiando el reglamento, acortando los tiempos e impidiendo el derecho a enmienda y el debate parlamentario. Y esto se hace utilizando una mayoría parlamentaria que no se corresponde ni con el 50% de los votos.
Cuarto. Han aprobado de forma “exprés”, en un solo día, tanto la “ley de referéndum” como las llamadas “leyes de desconexión”. Decisiones de transcendencia vital para toda la ciudadanía de Cataluña y las generaciones futuras pueden ser ejecutadas en cuestión de horas. No buscan que el pueblo catalán decida libre y conscientemente, sino una declaración unilateral de independencia.
Y quinto. El 1-O es una convocatoria unilateral. Puigdemont y su Govern dicen que actúan en nombre de la mayoría de la sociedad catalana, pero las fuerzas en las que se apoyan no representan más que el 36% del censo electoral.
Cualquier demócrata, sea cual sea su posición ante la independencia, debe rechazar esta convocatoria, impropia de una democracia y tramposa.
Por todo ello, los y las abajo firmantes, personas de izquierdas, de variada adscripción ideológica y de distintas culturas políticas, que hemos luchado por las libertades contra el franquismo, contra el terrorismo y contra la guerra, por los derechos de las mujeres y de las minorias sociales, y ahora contra los recortes, la corrupción y que rechazamos las políticas del gobierno de Rajoy, y con el convencimiento de que es posible un futuro común, libremente elegido, en el marco de un España plural donde estén reconocidas todas las identidades de los pueblos que la integran:
Rechazamos el 1-O como una estafa antidemocrática. Y llamamos a no participar en esta convocatoria, que es lo opuesto a un ejercicio de libre decisión del pueblo de Cataluña.

LOS FIRMANTES


Son un total de 367 firmantes, clasificados de la siguiente manera: 42 activistas, 17 sindicalistas, 29 profesionales de la Educación, 9 de la Sanidad, 4 periodistas, 13 autónomos, 37 profesionales de otras profesiones, 36 trabajadores, 40 jubilados y 22 ciudadanos. También firman 60 organizaciones.
Entre los profesionales destacados, 37 son de Cataluña:
Isabel Coixet (directora de cine), Javier Mariscal (diseñador), Juan Marsé (escritor), Mónica Randall (actriz), Julieta Serrano (actriz), Rosa María Sarda (actriz), Javier Marías (escritor y miembro de la RAE), Ignacio Martínez Pisón (escritor), Victoria Camps (catedrática de Filosofía de la UAB), Victoria Abellán (catedrática Emérita de Derecho de la UB), José Luis Guerín (director de cine), Félix Ovejero (escritor), Carlos Jiménez Villarejo (ex-fiscal anticorrupción de Catalunya), Antonio Doñate (ex-Presidente de la Audiencia de Barcelona y fundador de Jueces para la Democracia), José Antonio Gimbernat (filósofo), Antonina Rodrigo (escritora), Jordi Grau (director de cine), Lidia Falcón (abogada y presidenta del Partido Feminista), Joaquín Oristrell (director de cine), Esteban Maroto (dibujante), Nazario (dibujante), Concha García (poeta), Ricardo Cano Gaviria (escritor), Rosa Lentini (escritora), Federico Gallego Ripoll (poeta), José Enrique Martínez Lapuente (escritor), Montserrat Pratdesaba - Big Mama Montse - (cantante), Pilar Royo (historiadora), Carmen López (editora), Anna Estany (catedrática), Cristian Martí-Menzel (agente literario), Miguel Riera (editor), Paco Frutos (exsec gral PCE), Prudencio Comenero (sec gral Sección Comunicaciones UGT Catalunya), Toni Brull (concejal del PSC del Ayuntamiento de Salou), Andreu Crespi (ex-sec gral PSOE Baleares), José Asensi (miembro Ejecutiva PSPV)
Entre los profesionales destacados del resto de España se encuentran:
Rosa Montero (escritora), Juan José Millás (escritor), Fernando Colomo (director de cine), José Luis Alcaine (director de fotografía), Juan Madrid (escritor), Juan Torres (economista), Manuel Galiana (actor), Manuel Rico (escritor), Marisa Paredes (actriz), Miguel Rios (músico), Cristina Almeida (abogada), Vicente Molina Foix (escritor), Vicente Verdú (escritor), Antonio Zarco (pintor), Benjamín Forcano (teólogo), Fanny Rubio (escritora), Fermín Cabal (dramaturgo), Jorge Eines (director de teatro y maestro de actores), Julio Rodríguez (economista), Felicísimo Valbuena (catedrático Emérito de Ciencias de la Información UCM), Iona Zlotescu (investigadora literaria)

jueves, 7 de septiembre de 2017

Intento de Golpe de Estado en Cataluña: involucionismo y vergüenza.


El mayor ataque a la democracia desde el 23 de Febrero de 1981.
Los supremacistas junto a una parte de la izquierda marginal, filo-terrorista y antisistema (pro-dictadura estalinista) ha aprovechado con éxito los lavados de cerebro de la época Pujol y sus medios de comunicación, el victimismo, la crisis y la corrupción (que en Cataluña, y por parte de los gobernantes catalanes, tuvo y tiene tal vez el foco más evidente de Europa, exceptuando Albania y Sicilia)
Un intento seudo-fascista de cargarse 40 años de democracia y progreso.  
Nunca España, ni con monarquía o república, ni en el Trienio Liberal, ni con  los Ilustrados, ni con la Corona de Aragón o la de Castilla, ni en el Reino de Aragón, ni en el de Navarra, y menos los condados y reyes de taifas, con godos y antes con romanos, con íberos, salduvienses o celtiberos; nunca en la historia de esta península, repito: NUNCA hubo en esta parte del sur del continente europeo una época de tanta prosperidad. 
Pero hoy un grupúsculo de integristas quiere acabar con las libertades, con el estado de derecho, con la democracia social y con la igualdad de los ciudadanos.
Por supuesto debemos reconocer defectos, muchos defectos, vivimos en una sociedad imperfecta, pero ¿existe la sociedad perfecta? ¿dónde atan los perros con longanizas? ¿en Cataluña? ¿seguimos creyéndonos las utopías de los políticos del siglo XIX y principios del XX? ¿seguimos creyendo las falacias de Hitler, Franco, Mussolini, Stalin, Arana, Companys, Chaves, Maduro, Kim Jong-un, y de los aprendices: Pujol, Mas, Puidemont y Junqueras? 
No es posible encontrar otros 40 años dónde la democracia, la paz y el crecimiento económico hayan logrado alcanzar unos niveles dignos. Siempre podremos quejaremos,  llorar por la injusticia y existencia de ricos y pobres, de sanos y enfermos, de ovejas y leones; también porque no sea imperante la tradición y la cultura aragonesa o catalana o valenciana, como tampoco lo es la castellana, la asturiana, la vasca, la andaluza o la gallega. Podemos quejarnos porque el cielo es azul y no rosa, porque tú no me gustas y mandas, porque quiero mandar yo y no me dejan, porque el poder está en Madrid y no en Barcelona.
Mientras, el supremacismo pan-catalanista está reescribiendo la historia, y lo que todavía es más grave: No devolviendo lo que no es suyo, robando es la palabra.
Cualquier Estado Democrático tiene la absoluta legitimidad y obligación de actuar contra este intento de Golpe de Estado.

viernes, 1 de septiembre de 2017

jueves, 31 de agosto de 2017

Juego de Tronos o cuando la TV vence al cine.

Un amigo me pasó la primera temporada y creí que verla era perder el tiempo, una imitación de “El Señor de los Anillos”, pensé, en serie de televisión y de nuevo con Sean Bean como protagonista, como lo es en la película de Peter Jackson.
 Me equivoqué, también me ocurrió con Breking Bad –y con tantas otras- Supongo que tengo prejuicios con la caja tonta, una animadversión de los que todavía nos criamos jugando en la calle, de los que vimos que de esa pantalla en blanco y negro salían verdades y muchas mentiras, de los que pensamos que solo era una centrifugadora profunda de cerebros y voluntades, sin embargo la televisión en su lucha por sobrevivir en la era de internet se centró en la especialización, en los canales temáticos, en la exclusividad y la moda de tener lo que otros no tienen. Todo eso ha producido, y también la tecnología cinematográfica, que la fantasía en imágenes triunfe. Sin duda gracias a empresarios –el canal HBO- que arriesgan y consiguen transformar las alucinaciones desbordantes de George R. R. Martin en un producto de consumo apreciable; sin duda, también, con  guionistas –en Hollywood los llaman “creadores”- como David Benioff y D. B. Weiss nada de esto sería posible.
Acabo de terminar la séptima temporada, y espero impaciente la octava y última.
Juego de Tronos es un espectáculo de espada y brujería, de fantasía épica, de cómic de calidad, de la literatura sin palabras, de terror y casquería, de enanos y gigantes, de los best-seller  para jóvenes (y los no tanto)  de la falta de tapujos y censuras. Si ese gen se esfumó, no veas Juego de Tronos; si no te crees que los dragones existen no veas Juego de Tronos, si quieres ver la vida real no veas Juego de Tronos, si pretendes interpretar Juego de Tronos tampoco es tu serie, búscate otra o es que te crees un iluminado de esos que salen por la Sexta a todas horas.    

miércoles, 30 de agosto de 2017

Bert Jansch, "Wild Mountain Thyme"

Algo así como " Tomillo en la montaña salvaje ", es una canción popular escocesa. La letra y la melodía son una variante de la canción "The Braes of Balquhither" del poeta escocés Robert Tannahill (1774-1810)
Es una canción versionada mil veces, pero Bert Jansch la recreó magistralmente, con un aire de bluegrass y una voz que transmite. En resumen: esto es un COVER de verdad, nivel Springsteen.

Bert Jansh (1943-2011) fue un músico escocés, fundador de la seminal banda de folk-rock Pentangle, muy famosa a finales de los 60 y principios de los 70 del pasado siglo. Jansh, junto con John Renbourn, forman parte de un reducido número de artistas que cambiaron la concepción de la música de raíz. 


COVER es un tema musical versionado, es decir: una versión(la palabra inglesa cover significa ‘cubierta’) en  realidad es  una nueva interpretación (en directo, o una grabación) de una canción grabada previamente por otro artista. En español es común utilizar el término «versionar» para referirse a la acción de crear o interpretar una canción versionada. En inglés, una cover band es una banda que exclusivamente interpreta versiones.

lunes, 21 de agosto de 2017

¿Quién votó a estos tipos?


Se consuma una nueva chapuza en Zaragoza.
Tal vez uno de los 5 peores ayuntamientos de Europa y parte de África. 
Cuando el cazurrismo llega a cotas difíciles de superar.
El perroflautismo en una nueva expresión de incompetencia y manipulación. 
¿Dónde están las asociaciones de vecinos? digo las verdaderas, no las del pesebre.
Ya lo dejo, que me sube la tensión ante tanta estupidez.

domingo, 6 de agosto de 2017

FARGO

“Una historia real. Por respeto a los vivos se han cambiado los nombres de los protagonistas; por respeto a los muertos se ha contado todo tal y como ocurrió”.
«Esta es una historia verdadera. Los acontecimientos descritos en esta película ocurrieron en Minnesota en 1987. A petición de los supervivientes los nombres han sido cambiados, por respeto a los muertos, el resto se ha relatado tal y como ocurrió».
Fargo es una serie de la televisión con ramalazos de humor negro, creada y escrita por Noah Hawley, basada en la película FARGO de  los hermanos Coen de 1996, aquí hacen de productores ejecutivos.
Son tres temporadas con tres historias del crimen diferentes, aunque con el nexo común del paisaje nevado, la casquería, la tragicomedia, la estupidez y el egoísmo.
La primera temporada  se ambienta en 2006 y la protagoniza Billy Bob Thornton, Allison Tolman , Colin Hanks y Martin Freeman. Es la que tiene más parecido con la película original y también –en mi opinión- la mejor temporada.
 La segunda temporada la ambientan en 1979 y los protagonistas son Kirsten Dunst  como la peluquera, Patrick Wilson , Jesse Plemons , Jean Smart y Ted Danson. Es peor que la primera.
La tercera temporada viaja a 2010, y esta vez los protagonistas son Ewan McGregor que interpreta a dos hermanos, Carrie Coon como la policía lista (que ya la vimos en THE LEFTOVERS en un gran papel, el de FARGO es mucho más sencillo), Mary Elizabeth Winstead (también la vimos en la serie BRAINDEAD, que no mereció un comentario en ALASOMBRADELASABINA por su poca calidad, solo se salva ella de la serie)  Goran Bogdan , y David Thewlis. Tal vez la temporada más floja de las tres. Ese guion no da para 10 capítulos.










jueves, 27 de julio de 2017

THE LEFTOVERS

 Una serie recomendable para los amantes del cine europeo, sin embargo es una serie norteamericana para televisión, creada por Damon Lindelof y Tom Perrotta para el canal HBO. Es una serie de calidad retitulada en España como “Ascensión”, aunque hubiera bastado con una simple traducción, creo que “Los Remanentes”, los que sobran, sería correcto. The Leftovers está basada en la novela de Perrotta del mismo título.



 Amy Brenneman interpreta a Laurie Garvey, psiquiatra y ex-mujer de Kevin, pertenece a una secta llamada “Remanente Culpable”, visten de blanco, fuman y hacen voto de silencio. Es un personaje en evolución, complejo e inquietante.
  Scott Glenn interpreta a Kevin Garvey Sr., el padre de Kevin y antiguo Jefe de Policía de Mapleton que acabó encerrado en un manicomio.
 Carrie Coon interpreta a Nora Durst, una mujer y madre que perdió a su marido, hijo e hija en un fenómeno de desaparición múltiple –el 2% de la población mundial- conocido como "La Ascensión". Carrie Coon lo borda, es una gran actriz, tiene un personaje pasional, testarudo y complejo, y aun con todo tal vez sea con el que el espectador más se identifica. 
 Christopher Eccleston interpreta al reverendo Matt Jamison, el hermano de Nora. Eccleston en una pedazo de actuación.
 Justin Theroux interpreta espléndidamente a Kevin Garvey Jr., el protagonista absoluto, el resto de personajes, de una u otra forma, giran entorno a su vida.





Gran parte de la calidad de la serie viene de la música. La banda sonora es obra del pianista y compositor Max Richter, de la escuela de gran Philip Glass y Steve Reich. Encaja a la perfección. 
Pero la música de la cabecera es el precioso tema “Let the mystery be” de la cantautora estadunidense Iris DeMent.
En la tercera y última temporada, en el episodio 3x04, titulado “Buenos días Melburne”, cuando Nora se introduce en una especie de ataúd y la escena cambia a Kevin sufriendo una ataque de esquizofrenia en una biblioteca en Melburne –Australia- surge una música de fondo que lo impregna todo, es una versión tocada con trombones y tubas de una melodía preciosa, pegadiza y muy conocida, sin embargo no supe quiénes eran. Al llegar los títulos de crédito regresa, esta vez la pieza original, y continuo sin saber que grupo es, me suena a los 80, de mis 80,  a Suecia, Noruega o Dinamarca, y solo hasta que busco en internet y encuentro  el blog:  https://losreyesdelmando.com/2017/06/05/review-the-leftovers-temporada-3-episodio-8/ 
no sé que son A-HA y su temazo “Take on me” (Algo así como Tómame a mí o Llévame contigo). Siempre me encantó ese tema, baile con él, y sobretodo me encandilé del vídeo que repetían una y mil vez en televisión.  
En realidad el grupo noruego A-HA tal vez sea autor de uno de los mejores vídeos musicales de la década de los 80.